Les 20 points-clés permettant de réussir l’épreuve du mémoire

  1. Organisez-vous de manière à éviter panique et perte de temps :
    • prenez systématiquement des notes, faites des fiches sur vos lectures, mêmes vos idées fugitives (pendant les phases de maturation) ;
    • adoptez dès le début un système de classement de toutes ces notes, celui où vous vous « retrouvez ».
  2. Appliquez les méthodes de lecture rapide.
  3. Dès le début de votre travail intellectuel, rédigez comme si vous vous apprêtiez à rendre le mémoire et réécrivez sans cesse jusqu’à la fin ce même écrit de base : c’est ce qui vous permet de ciseler au fur et à mesure votre finesse d’analyse, la précision de votre raisonnement, la justesse de l’expression.
  4. Habituez-vous à lire dès le début les ouvrages de votre bibliographie avec des questions dans la tête :
    • qu’est-ce qui pourrait poser question (au stade de la recherche des constats et de la question de départ) ?
    • que m’apporte tel élément de lecture par rapport à ce qui me pose question ?
    • quels sont les éléments allant dans le sens de mon hypothèse ou à l’opposé ?
    • ces éléments me sont-ils d’une quelconque utilité par rapport à mon hypothèse ?
  5. Ne plaquez pas systématiquement votre schéma théorique sur vos lectures et échanges avec le terrain :
    • laissez-vous surprendre par les documents, les rencontres ;
    • faites évoluer votre construction théorique au fur et à mesure de vos découvertes.
  6. Essayez de décoller des faits, faites-les parler pour en tirer une abstraction, des concepts :
    • dépassez les constats, en leur donnant du sens ;
    • explorez des pistes d’interprétation, formulez des hypothèses que vous approfondirez.
  7. Essayez d’élaborer une théorisation passionnante, originale et créative, autour de votre objet de recherche, surtout si le sujet semble bateau, ressassé et à première vue peu passionnant.
  8. Essayez de présenter votre démarche et vos résultats de manière vivante, en ménageant suspense et progressivité.
  9. Ordonnez les différents moments de votre démonstration en hiérarchisant vos arguments :
    • par ordre d’importance, et/ou selon leur nature
    • reliez-les par des transitions qui ne soient pas artificielles et « tirées par les cheveux », mais logiques.
  10. Essayez toujours de réfléchir aux enjeux professionnels des théorisations :
    • les vôtres et celles que vous lisez ;
    • demandez-vous si telle problématique, tel ou tel concept pourrait être transposable à la problématique du travail social et en quoi.
  11. Allez sur le terrain si et seulement si vous êtes prêt sur le plan théorique :
    • lorsque vous avez assez théorisé, à partir de vos lectures et vos conceptualisations ;
    • lorsque votre démarche d’ensemble et votre hypothèse ont été validées (par votre directeur de mémoire).
  12. Faites parler les acteurs de votre hypothèse, directement ou indirectement, en citant leur point de vue à bon escient :
    • citez les propos de personnes accompagnées ou de professionnels.
  13. Relativisez vos découvertes, vos résultats.
  14. Soignez particulièrement l’introduction (surtout l’hypothèse), le titre, le sommaire et la conclusion.
  15. Soyez le plus simple possible dans votre écriture :
    • évitez le jargon et les formulations verbeuses ; explicitez les termes compliqués ou inusités ;
    • recherchez toujours l’expression la plus concise d’une idée, même complexe (cent fois sur le métier…).
  16. Vérifiez tous les enchaînements de votre écrit : les introductions et conclusions intermédiaires ainsi que les transitions.
  17. Faites lire et relire vos écrits à un maximum de personnes-ressources susceptibles de représenter les points de vue des jurys : faites la part des choses avec votre directeur de mémoire sur les remarques pertinentes et modifiez votre écrit en conséquence.Ce conseil est valable tout au long de votre élaboration écrite, aux étapes clés (introduction/ théorie/ enquête) et pour l’ensemble du mémoire . Ma longue expérience de guidante privée m’a hélas démontré combien des écarts peuvent avoir lieu, plus ou moins importants, entre les recommandations et appréciations reçues en centre de formation, et à l’examen de la part du jury. L’élaboration d’un mémoire n’étant pas une science exacte, un même écrit peut même donner lieu à des notations extrêmement variables, pouvant aller de 3/20 à 18/20 (cas il est vrai très rare). Mais une variabilité fréquente existe, relativement problématique à des niveaux proches de la moyenne, où un 9 au lieu d’un 10 peut faire toute la différence entre valider l’épreuve du mémoire ou pas.
  18. Fixez-vous un calendrier de travail raisonnable :
    • rencontrez régulièrement votre directeur de mémoire, avec des écrits et posez-lui des questions précises ;
    • acceptez les moments de blocage de la création (intégrés dans la marge supplémentaire prévue) et occupez-vous pendant ce temps à des tâches simples (bibliographie, notes de bas de page, retranscriptions, corrections de forme).
  19. Ne négligez pas les « détails » formels :
    • ne vous faites pas pénaliser par des manquements trop massifs à l’orthographe, la syntaxe ou aux règles dactylographiques ;
    • effectuez une série de lectures centrées sur un seul point (citations, accents, notes de bas de page).
  20. Exercez-vous à rendre compte de votre démarche :
    • entraînez-vous pour l’oral avec des camarades ;
    • posez des questions lors de l’oral blanc.

Documents et livres utiles sur le plan méthodologique en sciences sociales

  • ALBARELLO, Apprendre à chercher Poche, 2015
  • BARDIN, L ,L'analyse de contenu, Paris, PUF, 1977.
  • BEAUD (Stéphane), Weber (Florence), Guide de l’enquête de terrain, Paris, La Découverte, 2010.
  • GRAWITZ (Madeleine), Méthodes des sciences sociales, Paris, Dalloz, 2000 (11e édition).
  • LE MOIGNE (Jean-Louis), La modélisation des systèmes complexes, Paris, Dunod, 1990.
  • MORIN (Edgar), Introduction à la pensée complexe, Paris, Points, 2005.
  • QUIVY (Raymond), Campenhoudt (Luc), Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Dunod, 2011.
  • PAILLE (Pierre) et Alex Mucchielli, L'analyse qualitative en sciences humaines et sociales Armand Colin 2012.
  • SINGLY (François de), L’Enquête et ses méthodes : le questionnaire, Paris, Armand Colin, 2012.
  • DELORY-MOMBERGER (Christine) Le journal d’investigation dans l’intervention sociale in Le sujet dans la cité /1 (Actuels n° 2), 2013.

Sites utiles pour recueillir de la documentation et des données officielles

  • https://www.insee.fr/fr/accueil
  • https://www.ined.fr/fr/

    Site de l’institut national des études démographiques dédié aux statistiques relatives à la population( natalité, fécondité, mortalité, migrations).

  • Une mention spéciale pour la bibliothèque en ligne EPSILON

Sites utiles pour la recherche bibliographique

Ouvrages spécifiques à la recherche et aux mémoires en travail social

  • BARBIER, R. La Recherche Action. Editions Economica, 1996
  • BOUQUET (Brigitte), Drouard (Hervé), Duchamp (Michel), La Recherche en travail social, Paris, Centurion, 1989.
  • CADIERE (Joël) L'apprentissage de la recherche en travail social EHESP Coll.Politiques et Interventions Sociales | Rennes 2013
  • DOBIECKI (Bernard), Rédiger son mémoire en travail social : toutes les clés pour le réussir, Issy-les-Moulineaux, ESF, 2010.
  • HENRI(Pascal), Leplay (Eliane), Robertis (Cristina de), Les recherches-actions collaboratives: une révolution de la connaissance: Les chercheurs ignorants 2015
  • KEVASSAY Mémoire de pratique professionnelle,Préparation complète pour réaliser une recherche appliquée au travail social ,Paris, Vuibert, 2019
  • MACKIEWITZ (Marie-Pierre), Praticien et chercheur, Paris, L’Harmattan, 2003.
  • ROMAN (Mickael) Mon mémoire en travail social Dunod 2017
  • SCHON(Donald) Le praticien réflexif. A la recherche du savoir caché dans l’agir professionnel, Montréal, Éditions Logiques1993,

Documents et livres utiles sur le plan théorique dans le secteur social

  • BARREYRE (Jean-Yves), BOUQUET (Brigitte) Nouveau dictionnaire critique d'action sociale
  • BAYARD, collection Travail social, 2006
  • BEZINEAU (Marie-Claire ) Dictionnaire sanitaire et social Vuibert 2006
  • KARSZ (Saül) Pourquoi le travail social : définition, figures, clinique (Paris, Dunod, 2011)
  • KARSZ (Saül) Affaires sociales, questions intimes Paris, Dunod, 2017
  • FUSTIER(Paul). Le travail d’équipe en institution, clinique de l’institution médico-sociale et psychiatrique. Paris Dunod, 2004.
  • LOUBAT Jean-René : Penser le management en action sociale et médico-sociale » Editions DUNOD 2014
  • MOREAU de Bellaing (Louis), Poussin (Didier), Sociologie. Définitions, champs, démarche, ASH Éditions, 2000.
  • PAUL(Maela )La démarche d'accompagnement : Repères méthodologiques et ressources théoriques De Boeck 2016.
  • ROBERTIS (Cristina de), Méthodologie de l’intervention en travail social, Paris, Bayard, 2007.
  • MERLIER (Philippe) Philosophie et éthique en travail social Presses de l’EHESP 2013.

Sites internet utiles pour recueillir de la documentation et des données sociales officielles

Documents et livres utiles pour l’élaboration du projet ou des préconisations

  • CHEVREUX (Vincent) Chakroun (Othman) Méthode de projet en action sociale - Le Volum’ Cultura Foucher 2016
  • DICQUEMARE, Daniel. Pluridisciplinarité et opérationnalité dans la conduite des projets institutionnels. Paris , Cahiers de l'actif, n°314/317.
  • GACOIN ( Daniel) Conduire des projets en action sociale. Collection : Santé Social; Éditeur : Dunod. 2010;
  • RULLAC (Stéphane ) Soris (Cécile)Conception et conduite de projet éducatif spécialisé - DEES - DC2 - Diplôme d'État d'Éducateur Vuibert 2016

Test d’ utilisation de mon manuel, en fonction de vos points faibles

Vos atouts et vos points faibles : 20 questions à vous poser pour utiliser au mieux l’ouvrage

Avant d’entamer ou de poursuivre plus avant vos travaux, il est judicieux de procéder à un bref bilan de vos forces et faiblesses, vous indiquant les points sur lesquels vous devrez concentrer vos efforts et les chapitres à privilégier dans la lecture de mon manuel

  1. À quoi sert la question de départ ?
  2. Restez-vous longtemps bloqué par l’angoisse de la page blanche ?
  3. Vous a-t-on déjà fait remarquer (en jury blanc ou en guidance) que votre écrit contenait des jugements de valeur ?
  4. Comment peut-on s’assurer qu’une hypothèse est vérifiable ?
  5. Avez-vous déjà réalisé un mémoire antérieurement ?
  6. Pourquoi est-il nécessaire d’effectuer une enquête de terrain ?
  7. Êtes-vous plutôt du style « roman-fleuve » ?
  8. À quoi sert la partie théorique dans le mémoire ?
  9. Êtes-vous familiarisé avec la lecture d’articles et d’ouvrages en sciences humaines ?
  10. À quels moments pouvez-vous exprimer motivations et appréciations personnelles ?
  11. Êtes-vous très impliqué par le sujet de votre mémoire affectivement ou idéologi-quement ?
  12. Pourquoi est-il nécessaire d’effectuer une pré-enquête ?
  13. À quoi servent les concepts dans le mémoire ?
  14. Vous a-t-on déjà dit (en jury blanc ou en guidance) que votre approche était trop descriptive ?
  15. Quelle est l’utilité de l’approche historique dans la partie théorique ?
  16. Vous a-t-on déjà dit (en jury blanc ou en guidance) que votre hypothèse était une évidence ?
  17. Faut-il travailler partie théorique et enquête de terrain en parallèle ?
  18. Avez-vous des difficultés avec l’épreuve de synthèse ?
  19. À quoi servent les éléments législatifs dans la partie théorique ?
  20. L’hypothèse doit-elle être confirmée par l’enquête de terrain ?
  • a. Si pour les questions 1, 3, 4, 6, 8, 10, 12, 13, 14, 16, 20, vous êtes en situation de difficulté
    • Votre souci principal sera l’acquisition de la méthodologie de recherche.
    • Vous êtes invité à lire et assimiler mon guide étape par étape, ne passant à la suivante que lorsque la précédente est parfaitement comprise et assimilée. Crayon en main, vous commencerez par repérer la démarche d’ensemble décrite dans la première étape, avant de chercher à comprendre les méthodes de démonstration (ou exploration).
  • b. Si vos difficultés portent plutôt sur les points soulevés par les questions 2, 5, 7, 9, 11, 15, 17, 18, 19
    • Vous ne rencontrez pas de problème majeur vis-à-vis de la méthodologie mais vous ne savez pas comment « démarrer », appliquer, rédiger, adopter le ton « juste ».
    • Vous n’êtes pas obligé de lire mon ouvrage dans son déroulement linéaire ; vous pouvez vous reporter aux points qui répondent plus particulièrement à vos attentes à l’aide du sommaire. Les difficultés rédactionnelles en rapport avec les questions 2, 5, 7, 9, 18 seront comblées notamment en recourant aux parties rédaction/conseils pratiques contenues dans la deuxième moitié du manuel, ainsi qu’aux exemples développés en fin d’ouvrage.

Cependant, pour surmonter vos points faibles et optimiser vos points forts, votre guidant /directeur de mémoire reste encore votre meilleur guide tout au long de votre processus de recherche – théorique et empirique – et lors de la rédaction. En effet, ce manuel ne saurait à lui seul vous guider dans l’élaboration de votre mémoire, car vous avez besoin de l’interaction féconde guidant-guidé, dans une relation à la fois rassurante et stimulante. Ainsi, votre directeur de mémoire est la personne ressource la plus à même de vous aider à surmonter les difficultés qui ne manqueront pas de se poser à vous, les interrogations, les doutes et les remises en question étant inévitables, à certains moments de l’élaboration de votre mémoire. Mais n’oubliez pas que, comme pour toute relation d’aide, il s’agit avant tout d’un échange : la relation « contractuelle » tacite qui vous lie à lui est faite de devoirs et droits réciproques.

Rôle de votre guidant/directeur de mémoire

  • Le guidant/directeur de mémoire, qu’il soit plutôt issu initialement du champ professionnel de la formation suivie, des sciences humaines ou des deux, déploie ses compétences pour vous aider à appliquer la méthodologie de recherche au sujet qui vous intéresse.
  • Il vous aide à passer d’un sujet intéressant, à un véritable objet de recherche, bref c’est un véritable « accoucheur », au sens de la maïeutique socratique.
  • Il canalise vos investigations quand vous avez tendance à vous disperser, vous incite à vous recentrer (sur les aspects professionnels, sur votre hypothèse…).
  • Il peut vous aider à reformuler de manière plus adéquate des points précis « sensibles», tels que question de départ, problématique, question de recherche, hypothèse…
  • Il vous apporte des pistes d’analyse théoriques, professionnelles pour enrichir vos premiers axes de réflexion, vos premiers écrits, vous incite à faire les liens entre les aspects théoriques et professionnels de votre démonstration (ou exploration).
  • Il vous fixe des objectifs écrits à lui remettre à intervalles réguliers dans le cadre d’un calendrier fixé.
  • Il se prépare à chaque entretien individuel avec vous, en ayant lu et corrigé la production écrite que vous lui avez transmise précédemment.
  • Il valide vos écrits et vous donne le feu vert pour continuer à l’étape suivante
  • Il corrige vos productions écrites tant sur le fond que sur la forme, recadre un écrit déstructuré, superficiel ou comportant des éléments à risque, bref il évalue votre travail, vous apporte un retour, vous met en garde sur tel ou tel risque, induit par votre démarche ou votre orientation théorique, au regard des différentes réactions possibles des jurys
  • Il vous rend vos manuscrits annotés en détail, sur le fond(surtout) comme sur la forme, restitution accompagnée de remarques globales.
  • Il ne se contente pas de relever « ce qui ne va pas » mais vous aide à y remédier en donnant des pistes d’amélioration, et/ou en vous expliquant en quoi cela «ne va pas ».
  • Il analyse avec vous les critiques sur votre écrit que vous lui faites remonter après les jurys blancs, et suite à la lecture de votre écrit par d’autres personnes-ressources.
  • Il vous aide à prendre de la distance avec votre écrit en vue de l’oral, préparant avec vous la stratégie de « défense » la plus adaptée.
  • Il doit rendre compte au centre de formation de votre progression, et peut participer à votre notation.
  • Il se doit d’être à l’écoute de vos difficultés et disponible pour vous répondre, dans le cadre spatio-temporel fixé avec le centre de formation.

Vous et votre guidant/directeur de mémoire

  • Interpellez votre guidant/directeur de mémoire dans les lieux et moments ad hoc, et non pas intempestivement, en fonction de vos urgences ou angoisses.
  • Ne vous enfermez pas durablement dans un « silence radio » en fuyant les rendez-vous fixés avec votre directeur de mémoire, parce que vous n’avez pas assez avancé, que vous bloquez et que vous en avez honte, repli dangereux aussi bien vis-à-vis de votre objectif final, qu’au niveau de l’image que vous donnez de vous, face à la gestion de vos difficultés vis-à-vis du « mémoire ».
  • Transmettez à votre guidant/directeur de mémoire des écrits avant chaque entretien, dans un délai suffisant pour lui laisser le temps d’y travailler, des documents numériques ou de préférence imprimés, aérés, de manière à ce qu’il dispose d’un espace suffisant pour y porter ses annotations, corrections et remarques.
  • Respectez scrupuleusement les délais négociés avec votre guidant/directeur de recherche pour lui rendre vos travaux successifs.
  • Respectez et motivez votre directeur de recherche en ne lui envoyant pas des compilations de « copier-coller ».
  • Pour optimiser au mieux vos temps d’échanges avec votre guidant/directeur de mémoire, demandez-lui l’autorisation d’enregistrer sur dictaphone vos séances, ce qui vous permettra de ne prendre qu’un minimum de notes, juste pour fixer les grandes lignes de ses retours, et de rester disponible, concentré dans votre communication avec lui. Et ce, sans risquer de laisser échapper un détail précieux dans les conseils prodigués. Pour ma part, j’invite systématiquement les étudiants que j’accompagne dans le cadre de ma guidance privée, à retranscrire les moments clés de nos échanges, afin de pouvoir y réfléchir et retravailler ensuite pas à pas, à tête reposée. Ce qui leur permet d’élaborer leur propre pensée, éventuellement en s’opposant à mes propositions, ou en évoluant, à partir de celles-ci, vers des chemins de traverse ou des voies totalement différentes.
  • Faites confiance à votre guidant/directeur de mémoire qui n’est pas là pour vous juger mais vous aider.
  • Discutez avec votre guidant/directeur de recherche de ses suggestions, conseils et mises en garde. Si vous n’en comprenez pas le bien-fondé, ou si vous n’êtes pas d’accord avec ses préconisations et critiques, demandez-lui de vous faire part de ses explications et arguments. Lorsqu’il remet en question l’orientation de votre travail, n’hésitez pas, à lui demander des pistes pour pouvoir avancer. Posez toutes les questions qui vous tracassent durant vos séances de travail ou sans trop attendre. Tenez compte des retours fournis, après les avoir analysés et vous les être appropriés.
  • N’hésitez pas à faire part de vos blocages à votre guidant/directeur de recherche, dès qu’ils surgissent, pour qu’il soit mieux à même de vous aider, en identifiant la nature de vos difficultés ou retards vis-à-vis du mémoire (paralysie de la page blanche, manque de confiance en vous, problèmes personnels/liés à la formation suivie, difficulté à circonscrire votre objet de recherche, à trouver de la bibliographie, difficultés à comprendre un point précis de la méthodologie, à analyser la littérature ou vos données, …).
  • Si vous vous mettez vous-même en position d’urgence, pour ne pas avoir travaillé régulièrement, ou demandé de l’aide à temps, acceptez d’en assumer les conséquences et prenez vos responsabilités, sans mettre en cause votre directeur de mémoire.
  • Si vous ne vous sentez pas assez guidé ou pas comme vous le souhaiteriez par votre guidant/directeur, ouvrez-vous en d’abord avec lui, lors d’une discussion franche et honnête. Si, malgré tout, la relation ne s’avère toujours pas productive, en dépit de votre bonne volonté, n’hésitez pas à en référer au responsable « Mémoire » de votre centre de formation. (Si l’institution a le droit d’être exigeante vis-à-vis de votre investissement, vous avez tout autant le droit de l’être quant à la qualité et à l’implication de votre directeur de recherche…). Si malgré vos efforts pour améliorer vos échanges avec votre guidant/directeur de recherche institutionnel, la situation ne s’améliore pas, vous pouvez alors envisager de recourir aux services d’un guidant privé compétent, sérieux et reconnu.
  • La direction de mémoire étant une compétence évolutive, effectuez un bilan avec votre guidant/directeur de mémoire en fin d’accompagnement, et faites-lui connaître ultérieurement vos résultats à l’examen oral et écrit, ainsi que les réactions des jurys, afin qu’il puisse intégrer vos retours dans ses guidances ultérieures. Pour ma part, je débriefe systématiquement avec les étudiants qui font appel à mes services, après chaque passage d’oral blanc et après l’examen final. Ces échanges sont aussi particulièrement utiles entre les jurys blancs et la remise finale des mémoires, car cela permet d’abord, de réajuster des éléments pouvant vous porter préjudice à l’examen. En effet, les retours apportés vous permettent de réaliser que la guidance de mémoire n’est pas une science exacte qui vous révélerait des conseils infaillibles, valables avec n’importe quel jury. Vous prenez ainsi conscience de l’extrême variabilité des points de vue sur votre objet de recherche, les orientations théoriques, la posture professionnelle défendue et votre production écrite. Ce qui fait également partie de votre compétence évolutive en matière d’initiation à la recherche et pourra vous être utile ultérieurement, si, par exemple, en formation initiale, vous poursuivez en Master, ou vers la préparation d’un diplôme professionnel en formation supérieure .

Le cheminement qui conduit jusqu’à l’hypothèse et la démonstration de celle-ci, incluent souvent l’épineuse question de l’utilisation des mémoires d’étudiants qui vous ont précédé.

En effet, ce point divise bien souvent la communauté des guidants/directeurs de mémoire, comme en témoignent les positions que suscitent des demandes d’étudiant via les forums Internet, afin d’obtenir des mémoires sur « leur sujet ». Ainsi certains formateurs estiment-ils inutile, voire nocive, la recherche de mémoires sur le même thème, tandis que d’autres la recommandent. Pour les uns, il existe un risque non négligeable d’inhibition du processus créatif, les étudiants ayant tendance à s’inscrire dans les schèmes conceptuels des mémoires qu’ils consultent.

Pour les autres, la lecture des mémoires précédents sur le thème choisi constitue un apport important au même titre que tous les autres types de document de la bibliographie, et ce d’autant plus que le thème est appréhendé sous votre angle professionnel ou disciplinaire, ce qui n’est pas forcément le cas des autres ouvrages ayant abordé le sujet envisagé. Il ressort de ces deux points de vue que la lecture des mémoires peut être effectivement la meilleure comme la pire des démarches, en fonction de l’état d’esprit de l’étudiant apprenti-chercheur. Sans vouloir donner ici une recommandation tranchée, voici un mode d’emploi qui permet d’optimiser l’utilisation des mémoires existants, de manière à ce que non seulement elle ne vous desserve pas mais enrichisse votre propre cheminement intellectuel. Pour vous aider, voici donc les situations le plus fréquemment rencontrées par les étudiants au moment d’aborder un mémoire rédigé par leurs prédécesseurs.

La réalisation du mémoire vous angoisse. Vous avez des difficultés à vous représenter ce que l’on attend de vous dans cette épreuve. Les explications dispensées par vos directeurs de recherche et les différents manuels vous paraissent fort abstraites. Si vous êtes peu familiarisé avec l’écrit ou les travaux de type universitaire, il est légitime que vous ayez besoin de vous rassurer, en disposant d’un ou de plusieurs modèles de mémoire-référence. Pour cela, il n’est pas nécessaire, en tout cas dans un premier temps, de consulter des mémoires portant sur votre thème. En revanche, il est conseillé de lire des mémoires ayant obtenu les meilleures notes, afin de ne pas vous laisser induire en erreur par des mémoires descriptifs-bateaux, roman-fleuve ou d’une piètre qualité démonstrative. Attention toutefois, à ne pas considérer ces mémoires comme constituant un modèle de référence absolue, car n’oubliez jamais que la notation des jurys dans le secteur social comporte une part importante d’aléa pouvant être lié à leur subjectivité vis-à-vis du sujet ou de son traitement (représentations, facteurs idéologiques). Il n’est en effet pas rare, qu’un même mémoire suscite un écart de notation considérable comme en atteste mon expérience régulière auprès des étudiants que j’accompagne, dont le travail peut parfois donner lieu à plus de cinq points d’écart entre différentes notations.

Attention également aux mémoires et aux “trames” trouvées sur Internet, en particulier sur les sites commerciaux de rédaction/vente intégrale de mémoires clés en main (objectif parfois déguisé en réécriture). Il s’agit souvent de documents douteux destinés à appâter des étudiants en détresse via des devoirs présentés comme des modèles de référence, pour des prestations relevant du plagiat et de surcroît de qualité très aléatoire.

Sur Internet, en matière de mémoires disponibles, le pire y côtoie souvent le meilleur, et en tant qu’étudiant débutant en matière de recherche, il vous est parfois difficile de faire la part des choses entre un mémoire aidant et un mémoire pouvant vous induire en erreur sur le fond comme sur le plan méthodologique. Je ne compte pas en effet les étudiants m’ayant confié avoir perdu beaucoup de temps, en s’inspirant de modèles glanés sur le Net.

Je ne saurais donc trop vous recommander la prudence, lorsqu’il s’agit de rechercher sur le Web des mémoires intéressants pour vous, que ce soit sur le plan méthodologique ou sur la même thématique que la vôtre. Je vous conseille donc de n’utiliser que des mémoires figurant sur des bases de données académiques ou institutionnelles sélectionnant uniquement des travaux d’excellence .

Ne négligez pas non plus le centre de documentation ou la bibliothèque de votre centre de formation/université ou la plupart du temps les mémoires de votre filière sont en consultation libre. Claude Rasquin, professeur documentaliste auprès de futurs CESF recommande en ce sens de solliciter l’aide du documentaliste de votre établissement d’enseignement, le plus en amont possible de la recherche, car il s’agit d’une véritable personne-ressource qui connaît bien les problématiques d’étudiants en phase d’élaboration de leur mémoire. Et surtout, souligne-t-elle, il peut vous guider vers des bases de données spécialisés, et vous faire gagner un temps précieux. à partir d’une thématique encore large. Il pourra aussi vous conseiller utilement en vous recommandant la lecture de mémoires considérés comme bons par les formateurs.

Lors de la lecture d’un mémoire issu des sessions d’examens précédentes, destiné à vous servir d’exemple, indiquant une possible voie à suivre, il convient donc de procéder à un repérage méthodique des points clés pouvant vous aider à y voir plus clair pour votre propre recherche.

  • a. Sur le fond
    • Repérer l’articulation logique conduisant à l’hypothèse : constats de départ ➜ question de départ ➜ pré-enquête ➜ problématique ➜ hypothèse. Repérer ce qui relève des données du réel, des constats et ce qui relève des théorisations propres à l’étudiant ou empruntées à d’autres auteurs (parmi lesquelles certaines pourraient vous intéresser au service de votre propre questionnement ou hypothèse).
    • Repérer les points forts de sa démonstration dans le cadre théorique comme dans l’analyse issue de l’enquête de terrain. Être notamment vigilant à tous les moments où l’auteur établit clairement le lien entre son propos et son questionnement ou son hypothèse. (afin de faire le même type de lien pour votre propre objet de recherche)
  • b. Sur la forme
    • Repérer en quoi les titres synthétisent bien le contenu des parties et sous-parties.
    • Repérer les phrases de transition du niveau le plus fin (paragraphe) aux grandes subdivisions. Repérer comment l’auteur amène une nouvelle idée et la justifie au regard de l’hypothèse.
    • Repérer comment l’auteur du mémoire intègre de manière harmonieuse les citations d’auteurs ainsi que les propos des enquêtés.

L’ensemble de ces repérages n’a pas pour but de vous conduire à recopier scolairement des formules toutes faites, ou des recettes à appliquer systématiquement sur votre propre démarche. Il s’agit plutôt de vous aider à vous approprier concrètement une approche nouvelle pour vous, exigeante et difficile, un ton et un style qui sont ceux des chercheurs, vous évitant ainsi de vous égarer dans les écueils fréquents chez les étudiants (qui vont de la compilation scolaire au mémoire militant…).

Au début de la recherche, vous êtes très intéressé par un thème, vous en connaissez déjà beaucoup par le terrain et vos lectures, mais vous n’arrivez à en tirer aucun « problème », aucune question de départ, bref vous ne savez pas « par quel bout le prendre ». Retenez tout d’abord que la lecture d’un autre mémoire sur le même thème que le vôtre ne vous donnera pas « clé en main » un angle d’attaque puisqu’il ne s’agit pas de « pomper » celui d’un autre mais, chemin faisant, en découvrant sa démarche, ses analyses, de dégager des points connexes, des dimensions évoquées mais peu ou pas développées… C’est dans cette matière que vous trouverez (peut-être…) des idées qui sont des chemins de traverse pour le fil conducteur du mémoire que vous êtes en train de lire mais peuvent devenir votre fil conducteur à vous, pour votre propre recherche.

Sachez en outre que toute démarche de chercheur commence par faire le tour de ce que ses prédécesseurs, dans le même champ que lui, ont produit avant lui sur son objet de recherche. Et ce, sur le principe que la connaissance n’avance qu’en capitalisant sur celles produites antérieurement.

Enfin, la lecture des mémoires appartenant à votre champ d’intérêt va vous rassurer par rapport à votre état initial, à condition de ne pas vous laisser impressionner par la « réussite » de votre prédécesseur : vous qui n’envisagiez au départ aucune piste resserrant votre sujet, vous avez désormais la preuve que d’autres avant vous ont pu mener à bien une recherche à la fois originale et pertinente sur votre thème, et dites-vous bien qu’au point de départ, l’auteur de la recherche qui vous semble si brillant a pu connaître les mêmes tâtonnements et blocages que vous.

Cette prise de conscience est de nature à vous redonner confiance en votre capacité à interroger davantage vos premières connaissances sur le sujet.

Exemple

Marie, étudiante CESF, était désespérée car, s’intéressant au maintien à domicile des personnes âgées, elle amassait depuis des mois une documentation impressionnante, qui se rajoutait à ses propres observations de stagiaire, au sein d’un comité de coordination gérontologique. Le « nez sur le guidon », elle finissait par appréhender toutes ces informations comme une masse de données indistinctes desquelles rien d’intéressant ne semblait se dégager. La seule chose dont elle était sûre était son désir de travailler sur la dépendance/les difficultés du maintien à domicile du quatrième âge… Vaste champ d’investigation effectivement. Facteur d’angoisse supplémentaire : plus Marie lisait des ouvrages sur le sujet, plus elle se disait que « tout avait déjà été écrit sur ce thème », avec le sentiment diffus qu’elle risquait de répéter et compiler les travaux d’autres chercheurs. Elle se tourna donc vers un forum Internet en déposant une bouteille à la mer, sous la forme d’un SOS mémoire : « Qui aurait des idées sur mon sujet de mémoire : le maintien à domicile des personnes âgées devenues très dépendantes ? » Outre des réponses la renvoyant vertement à son propre processus d’interrogation du réel, elle reçut la réponse d’une ex-étudiante assistante sociale qui lui proposa de lui prêter son mémoire réalisé sur ce thème. Dans un premier temps, Marie se jeta avec avidité sur ce mémoire téléchargé, pensant découvrir une solution à son « manque d’idées ». Hélas, lorsqu’elle arriva à la dernière page, elle reposa le mémoire encore plus désemparée, se disant qu’elle n’arriverait jamais à produire un mémoire aussi pertinent et original. En effet, occupée à dévorer la substantifique moelle de ce mémoire, elle n’en vit que la singularité : l’étudiante assistante sociale avait abordé la question de l’aggravation de la dépendance sous l’angle de l’ambivalence des aidants familiaux, particulièrement des filles appartenant à la génération dite pivot.

Puis, après quelques jours de profond découragement, notre étudiante médita les propos de la jeune assistante sociale compatissante : « Il a été très frustrant pour moi de resserrer ma question de départ uniquement sur les aidants familiaux […] je n’ai fait que survoler la question de la dépendance en n’en traitant qu’un tout petit aspect… »

Suite à cette remarque, Marie décida donc de prendre du recul par rapport à sa lecture initiale et feuilleta à nouveau le mémoire en adoptant une perspective de « chercheuse » d’indices et non plus de lectrice en quête de question de départ toute faite.

C’est ainsi qu’elle s’intéressa finalement à un point secondaire à la problématique de l’interaction personnes âgées-aidants familiaux, à savoir l’intervention des aidants professionnels. Marie finit donc par centrer sa question de départ sur les relations entre intervenants professionnels et aidants familiaux, question dérivée du questionnement initial du mémoire lu : elle prolongea le questionnement de l’assistante sociale en interrogeant les liens entre pérennisation de l’aide familiale et intervention des professionnels du quotidien.

Elle utilisa encore quelques éléments de ce mémoire pour le cadre théorique ainsi que quelques déductions issues de l’enquête de terrain, en les intégrant à sa propre réflexion. Ainsi, ayant repris confiance en elle, Marie s’est finalement totalement affranchie du risque de mimétisme avec ce mémoire-impulseur, empruntant par la suite son propre cheminement.

Pour ceux qui seraient tentés par la stratégie des « copiers-coller » d’’un mémoire antérieur, au profit du vôtre, sachez que cette « méthode », outre qu’elle est malhonnête intellectuellement (donc peu digne du futur professionnel intègre que vous souhaitez être ) s’est maintes fois révélée inefficace, car la tricherie apparaît très facilement à des jurys exercés à reconnaître ce type de supercherie. En effet, l’étudiant(e) finit toujours par « se prendre les pieds dans le tapis », à un moment ou à un autre, à l’écrit ou à l’oral…

Certains étudiants déclinent ainsi ma proposition de leur prêter des mémoires faisant partie de ma banque de consultation autorisée, car, m’expliquent-t-ils, ils ont peur d’être trop tentés de s’en inspirer, ou pire, de plagier sans s’en rendre compte. Bien que je trouve cela dommage de se priver d’une source utile d’apprentissage et de connaissances, je respecte cette réticence, car elle est effectivement fondée. Si vous sentez que vous vous êtes plutôt sur cette pente, dans ce cas-là, écoutez-vous et abstenez-vous, (en tout cas dans un premier temps) de lire des mémoires d’anciens étudiants. Vous pourrez toujours revenir sur cette décision, le cas échéant, lorsque vous serez plus avancé, dans votre propre recherche et plus sûr de vous. Pour terminer sur l’utilisation des mémoires, retenez, qu’utilisés à bon escient, les mémoires de vos prédécesseurs pourront vous rassurer, déclencher des pistes de réflexion, et constituer des exemples de référence, mais qu’en aucun cas ils ne vous apporteront votre question de départ, votre problématique, votre hypothèse ou le plan de votre mémoire. Il vous apporte un aperçu de la démarche d’ensemble, des idées, et éventuellement des ressources bibliographiques, ce qui n’est déjà pas si mal…

I-SOUS-PARTIE X TITRE « PARLANT » RELIE AU THEME OU VARIABLE I

Préambule Indicateur ou résultat 1

Phase descriptive /objectivante

  1. qui déclare quoi et combien (comptages, résultats statistiques ) ?
  2. citation illustrant

II analyse

Idée découlante = le traitement des données, mon interprétation, le traitement des données / apports livresques éclairants

Transition Indicateur ou résultat 2

Description /objectivante

  1. qui déclare quoi et combien (comptages, résultats statistiques ) ?
  2. citation illustrant

II analyse

Idée découlante = le traitement des données, mon interprétation, le traitement des données / apports livresques éclairants

Transition Indicateur ou résultat 3

Description /objectivante

  1. qui déclare quoi et combien (comptages, résultats statistiques ) ?
  2. citation illustrant

II analyse

Idée découlante = le traitement des données, mon interprétation, le traitement des données / apports livresques éclairants

Transition vers sous partie suivante

Pour opérer le bilan des apports du mémoire, au regard de votre objectif de recherche (vérification de votre / vos hypothèse(s) ou traitement de votre question de départ/de recherche, par lequel débute l’introduction, la relecture intégrale du mémoire avec une prise de recul visera à synthétiser les apports du mémoire.

Pour cela, il peut être utile de confronter les différentes propositions contenues dans votre question de départ ou hypothèse(s) et de mettre en correspondance, ce qui dans chaque partie, a été découvert, en termes de résultats et de connaissances sur la problématique étudiée.

Propositions contenues dans l’hypothèse où la question de départ Apports du mémoire
Proposition 1 Éléments de compréhension du contexte Découverte et résultats Connaissance produite mes (esquisses de) théorisation
Élément1
Élément2
…………..
Élément x
Élément1
Élément2
…………..
Élément x
Connaissance/théorisation1
Connaissance/théorisation2
Connaissance/théorisation3
Proposition 2 Élément1
Élément2
…………..
Élément x
Élément1
Élément2
…………..
Élément x
Connaissance/théorisation1
Connaissance/théorisation2
Connaissance/théorisation3
Proposition 3 Élément1
Élément2
…………..
Élément x
Élément1
Élément2
…………..
Élément x
Connaissance/théorisation1
Connaissance/théorisation2
Connaissance/théorisation3

Si vous rencontrez des difficultés purement rédactionnelles, voici différents mémos récapitulatifs facilitant votre travail d’ écriture

Les 10 règles de base d’élaboration de l’écrit sur la forme

  1. Etre concis tout en étant exhaustif, au regard des objectifs visés par le document à produire,
  2. Ramasser les informations de même nature de manière synthétique, dans un même paragraphe, voire une même phrase, lorsque cela est possible, au lieu de disperser les éléments allant ensemble, et ce, afin d’être plus percutant pour le lecteur,
  3. Utiliser un connecteur logique entre les informations, les phrases, les paragraphes via des mots ou des phrases de liaison, des conjonctions de coordination,
  4. Marquer par des espaces, des sauts à la ligne, des retraits, l’organisation de l’écrit (découpage en paragraphe ayant une unité de contenu)
  5. Bannir dans vos propres analyses les formulations et termes connotés négativement pouvant stigmatiser l’usager,
  6. Adopter le ton et le vocabulaire qui conviennent sur le plan académique et du langage professionnel en travail social (bannir les termes pompeux, emphatiques, familiers, militants ou mal perçus dans la culture professionnel de votre futur métier)
  7. Formuler en tant que tels vos doutes et questionnements pour bien les distinguer de ce qui relève des certitudes ;
  8. bannir les formulations prêtant à sous-entendus et éviter les formulations qui prêtent à confusion ou avalisent des fait non avérés : lorsque vous n’êtes pas certain d’un fait, il est préférable de le formuler sous forme d’hypothèse
  9. Repérer et supprimer les répétitions,
  10. Éviter le « je » ou « nous » mal à propos. Savoir ajuster l’usage du « je » ou du « nous ». Le « je », lorsqu’on parle de sa propre implication ou d’un élément vous concernant personnellement (« en tant qu’éducatrice-stagiaire, j’étais perçue par ces jeunes hommes de manière très différente des autres stagiaires masculins».. Le « nous », lorsqu’il est préférable de prendre de la hauteur et d’associer/impliquer également les lecteurs à ce qui est évoqué( Nous= moi et mes lecteurs). Veiller aussi, lorsque le « je » est utilisé, à ce que le lecteur sache de quel « je » s’il s’agit, le chercheur ou le professionnel dans sa subjectivité. Savoir utiliser le « je », lorsque nécessaire, pour marquer votre implication professionnelle et éviter un effet technocratique de dépersonnalisation, avec le « on » ou le style indirect (que la formulation ne dénature pas la narration des situations vécues sur le terrain, par exemple pour les travailleurs sociaux, en transformant le public en « cas » par « chosification »). Dans les parties descriptives des situations vécues professionnellement, utilisez ainsi des termes et une énonciation qui retranscrivent par exemple les ressentis entre vous et les personnes accompagnée/clients .

Les outils de fluidification de l’énonciation des propos de l’interlocuteur enquêté

Objectifs Locutions à utiliser
Rapporter l’évocation de faits, des récits, narrations –…… dit-il, relate-t-il, développe-t-il, met-il en avant,…… précise-t-il, …… reconnait-t-il
– ajouter, émettre, préciser, confirmer, proposer, signaler, noter, relever, remarquer que….. X relate, me fait part du fait que, revient à plusieurs reprises sur le fait que, mentionne, me narre en détail longuement…
– Monsieur X. indique, rapporte que, témoigne de, évoque…,
Rapporter des ressentis – se plaint de…,s’attriste, se sent, s’estime lésé, me fait part avec émotion de son sentiment de/d’être, se déclare affligé,
Rapporter des opinions et idées « …., analyse t-il, décrypte-t-elle «, Mme Z souligne que « … » ; explique-t-il, compare-t-il, argumentent l’ensemble des professionnels, arguant de….. exprimer l’idée que/l’hypothèse que, X et Y privilégient l’interprétation selon laquelle, -3 enquêtés sur 5 ne comprennent pas que….. , insistent sur, soupçonnent, avancent , confirment, – Mr X estime que, — selon Y ; Mr. me fait part de sa conviction que, – Mme X s’inquiète de, s’interroge sur, se demande si, perçoit que, accuse, met en cause
Pour amener le doute, une hypothèse, un questionnement, l’ambivalence, l’hésitation supposer, s’étonner, soupçonner, se demander si, s’interroger, hésiter
Caractériser le plus objectivement possible le positionnement, la tonalité de propos rapportés, traduisant l’acceptation – accepter, acquiescer, adhérer, s’engager approuver, concéder, consentir, souscrire à
Caractériser le plus objectivement possible l’expression, le positionnement, la tonalité de propos rapportés, traduisant l’opposition. – Mme X manifeste son désaccord, réfute avec véhémence, virulence, fermeté, vigoureusement – s’emporte-t-elle, redoute-t-elle,
– Monsieur Y déplore, se plaint de, dénonce, conteste, s’indigne,, s’érige contre…
– contredire, démentir, s’opposer à, émettre des réserves sur…
désapprouver, désavouer, objecter, – … proteste X,…. récuse vigoureusement,
– rejeter, répliquer regrette, se positionne contre, me fait part de sa vive préoccupation quant à….
Enoncer les propositions, demandes – Mr Z souhaite, exige, revendique, réclame.
– Y propose, suggère, Mr X, se positionne explicitement en faveur de…, estime nécessaire de…, met en avant une solution basée sur…, valorise l’option consistant à….
Introduire le recueil de données non verbales – à l’évocation de… montre des signes de….. (pleurs, tremblements, regard baissé, fuyant)
– lève les yeux au ciel, les mains avec un geste fataliste, soupire, hausse le ton
– en riant, souriant, se grattant la tête, hochant la tête/secouant la tête,
– … chuchote monsieur,…. s’emporte Madame,
– …. avec émotion, avec une voix étranglée, quasi inaudible, …un rire nerveux, la voix prise par l’émotion, en hoquetant..,
– lorsqu’il aborde….. devient soudain agité (tord ses mains, gestes d’irritation) avec impatience, colère,
– d’un ton hésitant, résigné, abattu, fébrile, en détachant chaque syllabe, en appuyant sur le mot x,

Un point essentiel : les connecteurs logiques

Fonction Locutions de connexion
Introduire un nouvel élément – En ce qui concerne…, concernant…,
– Sur le plan de…, à propos de…,
– En matière de….Dans le domaine de…
– Quant à…,. Pour ce qui est de…,
– Parallèlement. en outre,
– Ce à quoi se rajoute,
– L’enquêté évoque également, estime de surcroît, est aussi confronté (e) à
Introduire une nouvelle idée, un fait qui se démarque du développement précédent, en l’affinant, le nuançant, le précisant ou le détaillant – Or, ceci étant, il s’avère que,
– Ce qui, au regard de…,
– Entre-temps, auparavant,
– A noter en outre que,
– Du reste,
– Et ce, alors que…
– Plus précisément ; il convient à cet égard de préciser, précisons que, relevons que, nous pouvons établir que….,
– Sous l’angle de, du point de vue de…,
– dans une moindre mesure,
– Plus particulièrement, plus précisément,
Établir un lien entre 2 phrases ayant en commun le même objet, coordonner deux idées – À propos duquel, de laquelle, desquelles, il évoque…..
– Situation/fait/élément qui renvoie à…
– Ce à quoi…, de sorte que, si bien que ….
– Avec cet……, il s’agit de
-Et ce ,
Introduire une information préalable secondaire, un élément connexe utile avant d’en arriver au vif du sujet Pour situer le contexte,
Rappelons que,
Parallèlement,
Il se trouve également que,
Secondairement,
Dans une moindre mesure,
Établir un lien entre 2 phrases ayant en commun le même objet, coordonner deux idées – À propos duquel, de laquelle, desquelles, il évoque…..
– Situation/fait/élément qui renvoie à…
– Ce à quoi…, de sorte que, si bien que ….
– Avec cet……, il s’agit de
-Et ce ,
Amener un contraste, une nuance, un paradoxe Contre toute attente,
Et ce, alors que,
Néanmoins, toutefois, malgré cela, hormis cela, exception faite de, indépendamment de,
En dépit de, malgré ce…
Établir des liens de cause à effet, faire le lien entre une idée, un avis et sa justification factuelle, faire le lien entre les résultats et l’action projetée, les préconisations – c’est la raison pour laquelle, d’où, en effet, effectivement
– autant d’éléments qui influent sur, impactent
– ce qui explique, indique, signifie, que
– par-là, l’enquêté exprime, oppose,
– pour toutes ces raisons, il s’avère utile de…
– compte tenu de tous ces éléments, ci-dessus évoqués, au vu de….
– étant donné que…,
– si l’on considère que…,
– on peut aisément déduire de… que
– afin de…
– ce qui a entraîné, causé, conduit à…
– cet élément/fait/discordance/conjonction/ce cumul d’éléments démontre, indique que
– Cette évolution, situation problématique s’explique sans doute par….
– ces éléments mettent en évidence…
– ce qui amène à penser que….
– cette évolution, problématique, situation a pour conséquence de…
- il serait donc souhaitable de…
Introduire une déduction, appuyer une idée, marquer son affirmation – Nous pouvons ici postuler que, en déduisons que,
– Cette analyse,ces propos suggère(nt), indiquent que…, vont dans le sens de, llaissent à penser que…
– En cela, il indique/démontre que….
– Certes, il apparaît clairement que…, il en ressort que, il est dès lors indéniable que…
– il est vraisemblable que, vraisemblablement
– on peut légitimement formuler l’hypothèse que
Pour introduire phrase de bilan, de conclusion – En définitive, enfin, autrement dit, en conclusion, pour conclure, avant d’achever,pour conclure, en conclusion,
– A l’issue de ….

Les 10 détails de forme à vérifier

  1. Vérifier que les phrases et les paragraphes s'enchaînent logiquement, implicitement ou à l'aide des connecteurs logiques
  2. Le vocabulaire, la syntaxe utilisés sont-ils suffisamment simples, sans ambiguïté, pour permettre la compréhension de l'interlocuteur?
  3. Vérifier la concordance des temps
  4. Vérifier l'absence de formulations chargées d'implicite
  5. Vérifier que les données chiffrées (financières, temporelles) dans leur énonciation ne donnent pas lieu à de fastidieux calculs pour le lecteur, l'obligeant soit à interrompre le cours de la lecture , soit l'amenant à ne pas intégrer les grandeurs exposées, par exemple, transformer les années en durée temps écoulées, les dates de naissance en âge
  6. Couper les phrases trop longues en les scindant à l'aide d'un connecteur logique, sauf si la complexité du propos exige un long développement d’un seul tenant. En ce cas, choisir avec soin les conjonctions de subordination ou de coordination. Sinon, éviter les phrases comportant plus de 25 mots, ou reformuler celles qui exigent pour être comprises, d’être lues à plusieurs reprises
  7. Réunir des phrases courtes qui se succèdent, à l'aide d'un connecteur logique, pour éviter un effet trop haché
  8. Traquer les mots qui ne sont pas du registre prévisible du lecteur, jargon ou termes trop spécialisé, trop imprécis, trop flous ou source de confusion
  9. Traquer les formulations qui relèvent du langage parlé, non professionnel
  10. Vérifier que les propos rapportés sont bien entre guillemets, ou que vous ne rapportez pas comme des faits avérés, des éléments dont vous n'avez pas la preuve (et qui de ce fait, doivent être relatés comme relevant du déclaratif, avec éventuellement des guillemets).